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Voyages

Los Angeles en famille : le rêve californien, les grandes claques et les vraies déceptions

Temps de lecture : 9 minutes

Après New York, Miami et Orlando, Magali continue sa tournée des grandes villes américaines.

 

Et cette fois, direction Los Angeles.

Los Angeles, Malibu, Hollywood, Beverly Hills, Venice Beach… Il y a des noms qui font quelque chose avant même qu’on y mette les pieds.

 

On les a vus dans des films, des séries, des clips, des magazines. On a l’impression de les connaître sans jamais y être allé. Et puis un jour, on y va vraiment.

 

On traverse l’Atlantique, puis tout le continent américain. On se retrouve littéralement à l’autre bout du monde, dans cette ville immense, mythique, excessive, solaire, parfois magnifique, parfois très déroutante.

 

Magali y est allée en famille, avec son mari et ses enfants, dans le cadre d’un grand voyage découpé en trois temps : New York, Los Angeles, puis Las Vegas.

 

Je lui laisse la parole pour ce nouvel épisode américain.

Et comme toujours avec elle, ce ne sera pas une carte postale parfaite. Ce sera un vrai retour d’expérience.

Hello,

C’est Magali ! 

Et cette fois, je vous emmène à Los Angeles.

 

Ce voyage, on l’a longtemps imaginé. On l’a préparé, rêvé, décortiqué. Après avoir goûté aux États-Unis une première fois, c’était presque impossible pour nous de ne pas aller jusqu’à Los Angeles.

 

La cité des anges. Rien que le nom fait rêver.

 

Dans notre tête, LA, c’était Hollywood, les plages immenses, Malibu, les palmiers, les studios de cinéma, Beverly Hills, les couchers de soleil, les routes larges, les maisons de stars, les scènes de films qui prennent vie.

 

Et clairement, on en a pris plein les yeux. Mais je vais être honnête dès le départ : Los Angeles ne m’a pas emballée partout.

 

Il y a des endroits que j’ai adorés. Des moments où j’avais vraiment l’impression d’être dans une série américaine. Et d’autres où je me suis dit : “Ah oui… donc le mythe, c’était surtout dans ma tête.”

 

LA, c’est ça. Une ville de contrastes énormes.

 

Des décors de rêve, puis cinq minutes plus tard une réalité beaucoup plus dure. Des spots iconiques, mais parfois décevants. Des plages mythiques, mais pas toujours aussi glamour qu’on l’imagine. Des quartiers sublimes, puis des zones où on n’a pas envie de s’attarder.

 

Est-ce que je suis contente de l’avoir fait ? Oui.

Est-ce que c’est à voir une fois dans sa vie ? Oui.

Est-ce que je referais 10 jours uniquement à Los Angeles ? Probablement pas.

Let’s go je vous raconte tout ! 

Notre itinéraire : New York, Los Angeles, Las Vegas

Ce voyage, on l’a pensé comme un grand trip américain.

Premier stop : New York, parce que j’y avais déjà goûté l’année précédente et que j’avais trop envie d’y retourner. On y a passé 4 jours. Si vous voulez toutes les infos sur NYC vous trouverez tout juste ici 

 

Ensuite : Los Angeles, pendant 10 jours. Et pour finir en beauté : Las Vegas, l’un des grands rêves de mon mari et moi. Mais ça, ce sera pour le prochain article.

 

Pourquoi découper comme ça ?

Parce qu’une fois qu’on traverse tout le continent américain, autant pousser le rêve jusqu’au bout. On voulait faire plus grand, plus fou, plus intense que notre premier voyage à New York. Et Los Angeles était évidemment une étape incontournable.

Où dormir à Los Angeles : notre choix stratégique

Nous avons atterri à Los Angeles en plein mois d’août, avec des rêves plein la tête et un programme assez dense.

 

On a séjourné au Marriott Beverly Hills, près de Pico Boulevard.

Pour nous, c’était un choix stratégique, pas juste un choix d’hôtel.

On avait besoin d’être dans une zone pratique, avec des commerces et des restaurants autour, notamment pour pouvoir manger cacher plus facilement. Et à Los Angeles, quand on a des contraintes alimentaires, le quartier change vraiment tout.

 

L’hôtel était bien placé pour notre organisation, mais attention : à LA, même quand on est “bien placé”, on prend quand même la voiture tout le temps.

 

Et ça m’amène au point numéro un.

À Los Angeles, sans voiture, oubliez

Comme à Miami, mais encore plus fort : n’envisagez pas Los Angeles sans voiture.

La ville est immense. Vraiment immense.

On ne parle pas d’une grande ville européenne où l’on peut marcher, prendre le métro, enchaîner trois quartiers dans la journée et improviser.

À LA, tout est loin.

Venice, Hollywood, Beverly Hills, Malibu, Disneyland à Anaheim, Universal Studios, Santa Monica, Newport Beach… Chaque déplacement peut devenir une vraie expédition.

Donc mon conseil est simple : louez une voiture, acceptez les distances, et ne surchargez pas vos journées.

Parce que si vous essayez de tout faire, vous allez passer votre séjour dans les bouchons.

Ce que j’ai adoré à Los Angeles

Je commence par le positif, parce qu’il y en a eu beaucoup.

Los Angeles a des endroits absolument incroyables. Des décors qu’on ne voit nulle part ailleurs. Des lieux où on se dit : “Ok, là, je comprends pourquoi cette ville fait rêver.” Mes vrais coups de cœur : Venice Beach et Newport Beach.

Venice Beach : mon gros coup de cœur

Venice Beach, pour moi, c’est l’un des endroits les plus forts de notre séjour.

 

J’ai adoré. Pas juste aimé. Vraiment adoré.

Il y a d’abord les canaux de Venice, cette petite Venise version californienne, évidemment très américaine. Les petites maisons, les ponts, l’eau, le calme, les façades, les jardins… C’est charmant, photogénique, presque irréel.

 

Puis on arrive vers la plage, et là, on change complètement de décor. La plage est immense. Vraiment immense. Il y a les terrains de sport, les skateurs, les gens qui font du roller, du vélo, du basket, de la muscu, les stands, les artistes de rue, les couleurs, la musique, les looks improbables, les corps bronzés, les cafés healthy, les gens avec leur matcha, leur jus vert, leur tenue parfaite alors qu’ils font juste une balade.

 

C’est cliché, mais dans le bon sens. Le temps d’une journée, on était dans une série télé. Et j’adore quand un endroit tient sa promesse comme ça.

 

Venice, c’est vivant, coloré, un peu fou, très californien. On sent la vibe. On comprend l’imaginaire.

 

Avec les enfants, ça marche aussi très bien parce qu’il y a toujours quelque chose à regarder : un spectacle de rue, un skateur, un terrain, un vélo, une boutique, un musicien, la plage.

 

Mon avis :  un incontournable.

Si je devais refaire LA avec moins de jours, Venice resterait dans mon programme sans hésiter.

Newport Beach : la Californie chic comme dans les séries

Autre gros coup de cœur : Newport Beach. Alors oui, ce n’est pas exactement Los Angeles. C’est à quelques kilomètres, il faut prévoir la route. Mais pour moi, ça vaut vraiment le détour.

Newport Beach, c’est la Californie propre, chic, belle, lumineuse. Les rues sont impeccables. Les maisons sont magnifiques. Les gens ont l’air sortis d’un catalogue. Tout est beau, calme, bien entretenu.

Et si vous avez vu la série The OC, forcément, ça fait quelque chose. On a l’impression que Ryan va débarquer sur son skate au coin de la rue.
C’est peut-être très personnel, mais moi, ce genre de décor me parle. On est dans une Californie plus douce, plus posée, presque parfaite.

Est-ce que c’est très “vie réelle” ? Pas forcément. Est-ce que c’est agréable à voir ? Complètement.

Mon avis : très belle parenthèse. Si vous aimez les ambiances californiennes chics, les belles maisons, les plages propres, les décors de série, allez-y.

Melrose : sympa et branché, 

Melrose, j’ai bien aimé.

C’est cool, coloré, assez branchouille. Il y a des boutiques, des murs instagrammables, des cafés, des looks, une ambiance jeune et créative.

On retrouve notamment le fameux mur avec les ailes, celui qu’on a vu partout sur Instagram. C’est un quartier agréable à faire, surtout si vous aimez les boutiques, les photos, les petites balades urbaines. Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus marquée à Los Angeles.

Beverly Hills : beau, mais une traversée suffit

Beverly Hills, évidemment, on avait envie de le voir. Le nom fait rêver. Les maisons, les palmiers, les avenues, les jardins parfaitement entretenus… On imagine tout de suite les stars, les villas, les portails, les voitures.

Et oui, c’est beau. Très beau même. Mais soyons honnêtes : c’est surtout un quartier résidentiel. On voit de belles maisons, des rues propres, des jardins magnifiques, des avenues très chics. C’est agréable. Mais on ne va pas y passer trois heures à pied avec des enfants.

Mon avis : à voir, mais inutile d’y consacrer une demi-journée. C’est plus un passage qu’une vraie visite.

Hollywood Boulevard : la grosse déception

Là, je vais être directe. Hollywood Boulevard a été une grosse déception.

On a tous en tête le Walk of Fame, les étoiles, les red carpets, les stars, les strass, les paillettes, le cinéma, la magie hollywoodienne.

En réalité, on en est très loin. Très, très loin.

 

Le boulevard est dur. Sale par endroits. Pas vraiment glamour. Et surtout marqué par une grande précarité. Il y a beaucoup de personnes sans-abri, des gens en grande détresse, une ambiance parfois franchement glauque. Je vais le dire comme je l’ai ressenti : le Walk of Fame, dans mon souvenir, c’est presque devenu le “walk of junkie”.

 

C’est violent à écrire, mais c’est vraiment ce qu’on a ressenti sur place. Et c’est triste. Parce que le contraste entre le mythe hollywoodien et la réalité du boulevard est énorme. Alors oui, c’est un passage presque obligatoire. On cherche les étoiles, on essaye de se prêter au jeu, on prend une photo, on montre aux enfants ce lieu mythique. Mais on ne s’est pas attardés.

 

Mon avis : à voir une fois parce que c’est Hollywood. Mais allez-y en sachant à quoi vous attendre. Ce n’est pas le glamour qu’on imagine.

Hollywood Sign : mythique et bien plus sympa que le boulevard

Après Hollywood Boulevard, on a pris la route vers le Hollywood Sign.

 

Et là, déjà, l’expérience est plus agréable. Voir les lettres Hollywood en vrai, c’est quand même quelque chose. C’est mythique. Les points de vue sont beaux, la photo fait plaisir, et on a ce petit moment où on se dit : “Ok, on y est vraiment.”

Ce n’est pas l’activité du siècle, mais c’est un symbole. Et parfois, les symboles comptent.

 

Petite anecdote que j’ai adorée : à l’origine, les lettres Hollywood n’étaient pas pensées comme le symbole mondial du cinéma. Elles formaient “Hollywoodland” et servaient à promouvoir un projet immobilier.

Comme quoi, même les mythes commencent parfois par une opération marketing.

 

Mon avis : à faire pour la photo et le symbole. Pas besoin d’y passer des heures, mais c’est clairement plus agréable que Hollywood Boulevard.

Santa Monica : gros contraste entre déception et très bon moment

Santa Monica, j’avais très envie d’aimer.

Dans ma tête, c’était la promenade mythique, la plage, le pier, l’ambiance californienne, les familles, les manèges, le coucher de soleil.

Et là aussi, j’ai eu un ressenti très contrasté.

La promenade nous a vraiment troublés. Il y avait énormément de personnes sans-abri, des sacs de couchage alignés, une précarité très visible. La vision était assez choquante, surtout quand on arrive avec l’image très glamour de Santa Monica en tête.

Donc oui, clairement, ça m’a déstabilisée.

Mais.

Au bout de la promenade, il y a Pacific Park, la fameuse fête foraine sur la jetée, les pieds dans l’eau. Et là, on a adoré.

Le décor est génial. Les manèges, les lumières, l’océan autour, l’ambiance, les attractions pour tous les âges… Pour le coup, on s’est vraiment éclatés.

C’est exactement l’image qu’on avait envie de vivre.

Mon avis : Santa Monica est à faire, mais préparez-vous au contraste. La promenade peut choquer. Le pier, en revanche, vaut vraiment le coup, surtout avec des enfants.

Ce que je retiens de Los Angeles

Los Angeles, c’est une ville à voir. Mais ce n’est pas une ville facile.

 

Elle est immense, contrastée, parfois sublime, parfois décevante. Elle peut faire rêver le matin et vous mettre mal à l’aise l’après-midi. Elle peut vous offrir une journée parfaite à Venice Beach, puis vous casser un peu le mythe sur Hollywood Boulevard.

 

C’est une ville qu’on a envie de comprendre, mais qu’on ne maîtrise jamais vraiment.

Mes vrais coups de cœur :

  • Venice Beach
  • Newport Beach
  • le Hollywood Sign pour le symbole
  • Pacific Park à Santa Monica
  • Les parcs d’attraction (mais je vous réserve un petit article dessus très vite ! ) 

Mes déceptions :

  • Hollywood Boulevard
  • Une partie de Santa Monica

Et mon avis global est assez clair : Los Angeles, oui, c’est à faire. Mais je ne suis pas sûre que ce soit une ville dans laquelle je resterais de nouveau 10 jours si je refaisais le voyage.

La prochaine fois, je ferais probablement 3 ou 4 jours à LA, pour les grands incontournables et les parcs, puis je partirais sur un vrai road trip : Yosemite, le Grand Canyon, peut-être Yellowstone si l’itinéraire le permet, puis Las Vegas.

Parce que l’Ouest américain ne se résume pas à Los Angeles. Et je pense même que le plus beau est peut-être ailleurs ! 

A très vite pour d’autres belles destinations et n’hésitez pas à nous donner votre avis ! 

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