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 L’ergothérapie pour nos kids

Temps de lecture : 5 minutes

Quand on voit son enfant galérer avec ses lacets, renverser son verre d’eau 10 fois par jour ou ne pas parvenir à boutonner sa chemise, on se demande : “est-ce qu’il est juste « distrait » ou est-ce qu’il a besoin d’un petit coup de pouce” ? C’est là qu’entre en scène Julie Jova, ergothérapeute à Paris et experte certifiée de mon Carnet d’adresses. Elle est venue au micro de mon podcast nous expliquer que l’ergothérapie n’est pas un gros mot, mais une baguette magique pour l’autonomie de nos enfants.


Mais c’est quoi, au juste, l’ergothérapie ?

Pour faire simple, l’ergothérapeute est un auxiliaire médical qui aide l’enfant (ou l’adultesi ça n’a pas été traité avant) à être autonome dans sa vie quotidienne. On ne parle pas de « soigner » au sens classique, mais de trouver des solutions pour que nos kids se débrouillent comme des chefs. Julie nous explique que son rôle est d’aider ses patients à réaliser tout seuls ce qui a du sens pour eux. Par exemple, si votre enfant n’arrive pas à manger avec ses mains, l’ergothérapeute pourrait même lui apprendre à le faire avec ses pieds, tant qu’il arrive à manger tout seul à la fin. Bon, on va peut-être éviter les pieds à table, mais vous avez saisi l’idée : l’objectif, c’est l’autonomie !


Les petits signes qui nous disent : « Maman, j’ai besoin d’un coup de main »

On a souvent le nez dans le guidon, mais certains détails peuvent nous mettre la puce à l’oreille. Julie insiste sur un point : faites-vous confiance, votre intuition de maman est votre meilleure alliée. Voici ce qui doit vous alerter :

  • La maladresse légendaire : Il fait tout tomber, se cogne dans les meubles ou tombe tout seul en marchant dans la rue.
  • L’agitation « pile électrique » : Il bouge sans arrêt sur sa chaise à table, même pour regarder un dessin animé, il gesticule.
  • Le bug de l’organisation : À 8 ans, il faut encore lui dicter chaque étape pour se laver (mouiller, savonner, frotter, rincer) parce qu’il n’arrive pas à enregistrer la séquence.
  • Le défi des doigts : Faire ses lacets, boutonner sa chemise ou utiliser ses couverts devient une épreuve de force.

Souvent, c’est l’école qui tire la sonnette d’alarme quand le graphisme (l’écriture, quoi) devient compliqué. Mais pour Julie : ces difficultés cachent souvent des petits soucis de coordination plus globaux.


École et géométrie : quand les outils nous font la guerre

L’école, c’est souvent là que le bât blesse. Si votre enfant pleure devant son cahier de géométrie, ce n’est pas forcément qu’il n’aime pas cette matière. C’est plutôt qu’elle le met en difficulté.

Deux soucis possibles selon Julie :

  • Le souci visuel : L’enfant voit les traits séparément mais n’arrive pas à « voir » le triangle dans sa globalité. Là, on s’oriente plutôt vers un orthoptiste ou un neuropsychologue.
  • Le souci moteur : Manipuler une règle et un crayon en même temps, c’est un peu comme faire un créneau en voiture alors qu’on vient d’avoir son permis. C’est dur !

Heureusement, il existe des outils magiques : des règles antidérapantes (on en trouve partout, promis !) ou des compas sur pivot qui sont bien plus simples à gérer que les modèles classiques.


L’écriture, ce sport de haut niveau

Le fameux lignage Seyes (les petites lignes des cahiers français, vous savez ?) est un vrai cauchemar pour certains. L’ergothérapeute peut proposer des astuces géniales : changer les lignes, enlever les interlignes ou tester des crayons plus épais, plus lourds ou qui glissent mieux. L’idée ? Que votre enfant puisse écrire sa leçon comme les copains, sans y laisser toute son énergie.


Le parcours du combattant (en version simplifiée)

Si vous vous dites « Ok, on y va », sachez qu’il faut une ordonnance de votre médecin pour consulter. Julie nous a partagé une super info : la PCO (Plateforme de Coordination et d’Orientation). C’est un organisme gratuit qui centralise les diagnostics pour les enfants jusqu’à 12 ans. Ils écoutent vos questions et vous orientent vers le bon pro (ergo, psychomotricien ou orthophoniste).

Côté porte-monnaie :

L’ergothérapie n’est malheureusement pas remboursée par la Sécu. Mais regardez vos mutuelles, car beaucoup commencent à prendre en charge une partie des séances. Sur Paris, une séance coûte entre 45 € et 60 €, et pour un bilan, il faut compter entre 200 € et 500 €.


Gagner en autonomie

Voilà les filles, l’ergothérapie, c’est surtout une main tendue pour que nos enfants gagnent en autonomie. Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter ou à consulter sa fiche ou celle d’Isaure, ergothérapeute également dans mon Carnet d’experts testés et approuvés.

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