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Quand on attend un bébé, on a parfois l’impression d’être une encyclopédie médicale sur pattes. Entre les prises de sang pour la toxoplasmose et les tests de glucose, on pense avoir fait le tour. Et pourtant, il y a un petit nom qui circule, un peu mystérieux et parfois flippant : le CMV.
Il y a quelques mois j’ai reçu une maman qui a contracté le Cytomégalovirus pendant sa grossesse. Pendant notre entretien elle m’a expliqué ce qu’est exactement ce virus et comment elle a vécu sa grossesse malgré cette épée de Damoclès sur la tête.
Le CMV, ou cytomégalovirus pour les intimes, fait partie de la famille des virus de l’herpès. En temps normal, c’est un virus très fréquent et surtout très banal. Si vous l’attrapez hors grossesse, vous aurez l’impression d’avoir une petite grippe, un peu de fatigue, et hop, c’est fini.
Le vrai souci, c’est quand on le rencontre pour la première fois alors qu’on est enceinte. Pourquoi ? Parce qu’il y a un risque de passage au fœtus dans environ 30 à 40 % des cas. Et là, les conséquences peuvent être sérieuses : la plus fréquente est une surdité (qui peut même apparaître des années après la naissance), mais cela peut aussi causer des séquelles neurologiques graves.
C’est la question que beaucoup de mamans se posent. En France, le dépistage systématique n’est pas (encore) recommandé, contrairement à la toxoplasmose. Par contre, ce qui est obligatoire, c’est l’information et la prévention. Comme le dit le Docteur Houfflin-Debarge, savoir comment on l’attrape, c’est déjà pouvoir s’en protéger.
Le réservoir du virus, ce sont nos petits bouts d’amour, surtout ceux qui vont à la crèche ou à l’école. Ils sécrètent le virus dans leur salive, leurs larmes, leurs urines et leurs sécrétions nasales. C’est donc par contact direct avec ces fluides que la transmission se fait.
Pas de panique ! Il existe des mesures d’hygiène super simples et très efficaces pour limiter les risques. Si vous avez déjà un enfant en bas âge ou si vous travaillez avec des petits, voici les nouvelles règles d’or :
Ça demande un véritable changement de mindset et une réorganisation profonde dans certains cas, mais ces petits gestes constituent une véritable barrière contre le virus.
Si vous pensez avoir eu des symptômes grippaux ou si vous craignez d’avoir été exposée, parlez-en tout de suite à votre médecin ou à votre sage-femme. Une simple prise de sang permet de vérifier s’il y a eu une infection récente.
Si l’infection est confirmée, la médecine a fait d’énormes progrès ! On surveillera la grossesse de très près par échographie et parfois par amniocentèse. Il existe aussi désormais des traitements antiviraux (le Valacyclovir) que l’on peut donner à la maman pour essayer de diminuer le risque de transmission au bébé ou la gravité des atteintes.
L’idée n’est pas de vivre dans la peur, mais d’agir en toute conscience pour protéger nos futurs petits parisiens (ou pas !).
Si vous voulez savoir comment Maeva a vécu sa grossesse malgré le cmv, je vous invite à écoute le podcast. Son témoignage est bouleverant.
Et vous les filles, est-ce que vos gynécos vous avaient déjà parlé de ces gestes barrières avec vos aînés ? Dites-le moi sur Instagram !
Cet article vous a aidé ? N’hésitez pas à le partager à vos copines futures mamans, la prévention, c’est le plus beau des cadeaux !
