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Je connais Magali depuis longtemps. Elle fait partie de ces mamans qui ne font pas les choses à moitié. Alors quand elle m’a dit qu’elle partait une semaine à New York avec ses trois kids ,3 ans, 6 ans et 9 ans ,j’ai eu un mélange d’admiration et de curiosité. Elle est revenue les yeux qui brillent, avec un nombre indécent de paires de baskets dans les valises, et une seule conviction : NYC avec des enfants, c’est pas juste faisable, c’est inoubliable.
Je lui ai passé la parole. Parce que personne ne raconte ça mieux qu’elle.
Hello, je suis Magali. Et oui, je suis de la team NYC à fond.
Ce voyage, on en rêvait depuis longtemps avec mon mari. Mais on a longtemps repoussé à cause des enfants. Les proches bien intentionnés nous ont découragés : trop petits, trop fatigant, trop cher, trop de marche. On a fini par ne plus les écouter.
Juillet 2022. On a sauté le pas. Une semaine à New York avec nos trois enfants de 3, 6 et 9 ans. Et je peux vous dire que ce voyage restera gravé dans nos mémoires à tous les cinq, à vie.
Il y a les pro-NYC et les anti. Je comprends les deux camps. Mais moi, clairement, je suis dans le premier.
On a pris Air France, départ de Paris à 8h30, arrivée à New York à 11h (merci le décalage horaire de 6h). Durée de vol : environ 7 heures.
Et honnêtement ? Ça s’est passé comme sur des roulettes. Les enfants ont enfilé leur casque dès le décollage et ont regardé films et dessins animés pendant 6h sans que je les interrompe une seule fois. Pour eux, c’était presque des vacances avant les vacances.
À l’atterrissage, le rêve pouvait commencer.
New York, c’est une ville qui ne vous laisse pas indifférente. Dès les premières heures, on comprend pourquoi autant de gens en tombent amoureux ,et pourquoi d’autres n’y reviennent pas.
L’énergie est partout, constante, presque physique. Les gratte-ciels vous écrasent dans le bon sens du terme. Les rues ont une vie propre à chaque heure du jour et de la nuit. Et vos enfants ? Ils absorbent tout ça avec des yeux grands comme des soucoupes.
Ce qu’on ne vous dit pas toujours : New York avec des kids, c’est épuisant. Pas décevant, épuisant. La ville ne dort vraiment jamais. C’est bruyant, c’est dense, ça sent parfois des odeurs surprenantes (la marijuana est légale ici, ça se sent dans les rues). Et on marche. Beaucoup. Notre record : 22 km en une seule journée.
Mais on ne s’en lasse pas. Et on y est retournés chaque année depuis 2022, parce que la ville se renouvelle sans cesse et qu’on en découvre toujours de nouvelles facettes. On revient à chaque fois reboostés.
Ce que je n’attendais pas, c’est ce sentiment de liberté absolue.
New York est probablement la ville la plus multiculturelle que j’aie jamais vue. Dans le métro, dans la rue, dans les parcs, on croise le monde entier. Toutes les origines, toutes les façons d’être, toutes les façons de s’habiller. Vous pouvez sortir en pyjama, les cheveux roses, ou habillé comme si vous alliez monter les marches d’un red carpet : personne ne vous regarde. Personne ne vous juge. La ville s’en fiche complètement et c’est exactement ce dont on a besoin parfois.
Ce non-jugement, je l’ai ressenti comme un cadeau. On se sent légitime d’exister exactement comme on est. Et ça, les enfants le captent aussi.
Il y a aussi quelque chose dans le mindset américain que j’ai adoré. Cette façon de voir les choses en grand. De croire que tout est possible si on le décide. Ce n’est pas de la naïveté, c’est une énergie. Une invitation à oser. New York nous a donné envie de nous dépasser, de nous dire que rien n’est impossible. On est rentrés avec ça dans les bagages, en plus des baskets.
Ce serait mentir que de ne pas le dire : New York, c’est aussi une ville qui expose ses inégalités à visage découvert. On voit beaucoup de personnes sans abri dans les rues, souvent dans des situations très précaires. La vie là-bas est extrêmement chère, et ça ne doit pas être facile tous les jours pour ceux qui y vivent sans filet.
C’est une réalité qu’on n’occulte pas avec nos enfants. Elle fait partie du voyage, et du monde.
Tout ça pour dire : New York, ça ne se résume pas. Ça se vit. Et pour bien le vivre, autant partir avec les bonnes infos.
On ne s’est déplacés qu’en métro toute la semaine. C’est rapide, efficace, et il dessert absolument tout. Prenez un taxi ou un Uber et vous passerez votre vie dans les embouteillages. Le métro new-yorkais tourne 24h/24 ,même de nuit, même le week-end.
Renseignez-vous sur les pass New York avant de partir (City Pass, Explorer Pass, New York Pass). Selon votre programme, c’est souvent très avantageux. Je n’en ai jamais pris moi-même, mais j’aurais dû regarder de plus près.
Même si votre enfant marche très bien. Même s’il vous dit qu’il n’en a plus besoin. Faites-moi confiance ,au bout de 15 km, vous serez content qu’elle soit là. Elle a sauvé nos fins de journée plus d’une fois.
Ne prenez pas d’ hôtel à Times Square. C’est bruyant, souvent hors de prix, et pas forcément mieux placé pour circuler. On a testé plusieurs établissements dans Midtown avec de grandes chambres et ,surtout ,des chambres communicantes. C’est rare à New York, ça se cherche en avance, mais c’est ce qui change tout quand on voyage en famille nombreuse.
New York se fait à pied. Énormément à pied. Investissez dans une vraie bonne paire de baskets confortables ,pour vous et pour les enfants ,avant de partir. Ce n’est pas un détail. C’est ce qui fait la différence entre finir la journée debout ou s’écrouler sur un banc à 17h.
En été, il peut faire très chaud ,parfois étouffant. Mais honnêtement, on a trouvé ça hyper agréable. Se balader de rue en rue en se sentant léger, profiter des longues soirées qui n’en finissent pas, s’installer dans un parc à 20h avec encore de la lumière… c’est une des choses qu’on a le plus aimées.
À Noël, il y a évidemment une magie indéniable ,les décorations, le sapin du Rockefeller, les marchés. Mais pour une première fois, je ne recommande pas. Il peut faire un froid glacial, et surtout : il y a un monde fou. On piétine partout, on fait la queue pour tout, on profite moins. La magie existe, mais elle se noie dans la foule.
La meilleure période ? Il semblerait que ce soit mai ou octobre ,températures douces, ville moins saturée, lumière magnifique. On n’a pas encore essayé, mais c’est clairement notre prochain objectif. Je vous dirai !
NYC coûte cher, c’est une réalité. Mais quelques réflexes permettent d’alléger la note. Le principal : faites un brunch tardif qui remplace à la fois le petit-déjeuner et le déjeuner. Un repas de moins par jour, ça compte sur une semaine.
Le ferry pour Staten Island est gratuit, et il longe la Statue de la Liberté. Washington Square Park est gratuit. La High Line est gratuite. Certaines des plus belles expériences de New York ne coûtent rien.
Pour le shopping, pensez au New Jersey : les vêtements et le high-tech y sont détaxés. On en est repartis avec plus de 15 paires de baskets. Ce n’est pas une légende.
Avec trois enfants de 3, 6 et 9 ans, on nous a dit que c’était de la folie. On l’a fait quand même. Et ce voyage, mes enfants s’en souviennent encore aujourd’hui ,chacun à leur façon, avec leurs propres images de cette ville.
NYC avec des kids, c’est intense, c’est cher, c’est fatigant. C’est aussi l’un des voyages les plus riches qu’on puisse leur offrir.
Dans la partie 2, je vous emmène quartier par quartier dans tous les endroits à ne manquer sous aucun prétexte ,avec les adresses exactes et les stations de métro pour ne pas se perdre.
A très vite
Magali
