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Le bonheur n’est pas une destination (et tant mieux)
Pour beaucoup, être heureuse est une récompense qu’on s’autorisera quand les conditions seront réunies. C’est ce que j’appelle le syndrome de la destination. Le problème ? C’est que cette destination, c’est un mirage. Penser qu’on sera enfin heureuse quand on aura coché toutes les cases de notre plan de vie et le meilleur remède contre le bonheur.
Le bonheur n’est pas une ligne d’arrivée. C’est un voyage. Un voyage qui se vit au quotidien !
« Être heureux, c’est se réjouir au réveil à l’idée de la journée qui nous attend et se réjouir au coucher en repensant à la journée qui vient de s’écouler. » (Cyrielle Perez)
Oui, oui, je m’auto cite, ça fait du bien à l’égo.
Constat de départ sur lequel on tombera toutes d’accord : On ne vit pas chez les Bisounours. Ca on l’avait bien compris. Bien qu’on n’ai pas le pouvoir de changer la société qui nous entoure, ce qu’on peut changer, c’est notre quotidien. Nos pensées, nos projections, notre regard sur les ptites galères de tous les jours.
Le bonheur n’est qu’une question de volonté et d’éducation mentale. Prenez l’exemple du marketing : à force de vous marteler que la lessive Ariel lave plus blanc, vous l’intégrez et vous l’achetez.
Si vous décidez de vous concentrer sur les 2 heures de soleil qui ont illuminé votre journée plutôt que sur les 6 heures de pluie qui ont ruiné votre brushing votre bilan de fin de journée change radicalement. Ce n’est pas de la magie, c’est de la gymnastique mentale.
Le vrai challenge, c’est d’apprécier les moments rébarbatifs. Parce que la « vraie vie », c’est beaucoup la vaisselle, les courses, les devoirs, les factures.
Bon mea culpa, je n’ai pas encore de solution pour les factures. Mais j’y travaille ! Le secret ? Allier l’utile au kiff en hackant nos hormones (dopamine, sérotonine, endorphines) :
Alors de temps en temps il m’arrive de tomber sur un automobiliste qui me regarde l’air de dire “quelle barjot celle la”. Mais la plupart du temps, mes voisins de feu rouge, me sourient, m’applaudissent voire chantent avec moi même parfois. Oui, oui, je transforme très souvent les rues de Paris en Olympia ! Et je suis certaine que les conducteurs qui croisent ma route passent une meilleure journée grâce à mes chansonnettes.
Concrètement, qu’est ce qui se passe dans votre cerveau quand vous écoutez une musique qui vous plaît à la caisse du supermarché ou dans les bouchons ?
Vous secrétez les hormones du bonheur, votre cerveau retient le plaisir de la musique et dans votre mémoire émotionnelle s’inscrit un moment joyeux. Oui, oui, c’est aussi simple que ça. Et ce n’est pas moi qui le dit. C’est scientifiquement prouvé.
Pour passer de la théorie au terrain, faut comprendre comment ça fonctionne là-dedans. Le bonheur, physiquement, c’est une chimie. C’est un cocktail de quatre hormones magiques que l’on peut déclencher soi-même :
On stimule leur sécrétion par des choses basiques : dormir (quand les mômes nous laissent faire hein), manger un truc qui nous fait kiffer, chanter à tue-tête ou danser dans sa cuisine. Le secret, c’est d’avoir la volonté d’allier l’utile à l’agréable. Il faut forcer la dose d’hormones pile quand on fait les tâches les plus chiantes de la journée.
Le bonheur n’attend pas que vous ayez fini votre liste de tâches, il se trouve pile au milieu du bordel de votre vie. On ne peut pas échapper à notre quotidien, alors autant le transformer en une multitude de petits moments de bien-être. Considérez ces micro-kiffs comme des vitamines pour votre santé mentale.
Alors, chiche ? On commence par quel petit kiff aujourd’hui ?
