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Voyages

Orlando en famille :
3 jours, 2 parcs et un choix beaucoup plus compliqué qu’on ne l’imagine

Temps de lecture :12 minutes

Après Miami, on a décidé de pousser l’aventure jusqu’à Orlando.

Parce que soyons honnêtes : quand on voyage en Floride avec des enfants, Orlando finit forcément par apparaître dans la conversation.

Chez nous, c’était même plus qu’une option. C’était un rêve.

Le rêve de mes enfants, évidemment. Mais aussi le mien. Je suis une grande fan de parcs d’attractions. Je peux faire des kilomètres, patienter, comparer les décors, analyser les files d’attente, ressortir rincée mais heureuse.

Donc quand on a commencé à construire notre séjour Miami-Orlando, on savait qu’on voulait caler quelques jours là-bas.

Orlando est à environ 3h / 3h30 de route de Miami. Ce n’est pas juste à côté, mais ça se fait très bien. On a choisi d’y passer 3 jours, pour avoir le temps de faire 2 parcs sans courir comme des fous.

Et franchement, on a adoré.

Même si je vais être honnête dès le début : j’ai préféré les parcs de Los Angeles. Mais ça, ce sera pour un autre article.

Le vrai casse-tête d’Orlando : choisir ses parcs

Avant même de parler magie, manèges et oreilles de Mickey, il faut parler du sujet qui rend fou : le choix des parcs.

Orlando, c’est le paradis des parcs d’attractions. Mais c’est aussi un enfer quand il faut décider.

Il y a Disney. Universal. SeaWorld. Aquatica. Discovery Cove. Legoland. Des parcs aquatiques. Des parcs immersifs. Des parcs pour petits. Des parcs pour grands. Des parcs pour fans de sensations. Des parcs pour fans d’animaux. Des parcs pour fans de Lego. Des parcs pour fans d’Harry Potter. Des parcs pour fans de tout.

Et surtout, il y a des milliers d’articles, de blogs, de classements, de forums, de vidéos TikTok, avec des conseils qui se contredisent tous.

  • “Faites Magic Kingdom absolument.”
  • “Non, Magic Kingdom c’est trop bébé.”
  • “Animal Kingdom ne vaut pas une journée.”
  • “Animal Kingdom est le plus beau parc Disney.”
  • “Universal est mieux avec des grands.”
  • “Legoland est parfait avec des enfants.”
  • “Legoland est vieillot.”

Bref : bonne chance.

 

Dans notre cas, on avait déjà fait les grands classiques à Los Angeles, notamment Universal Studios et Disney. Donc j’ai exclu d’office certains parcs pour ne pas refaire une expérience trop proche.

 

Pour resituer simplement : Walt Disney World Orlando compte 4 parcs à thème — Magic Kingdom, Epcot, Disney’s Hollywood Studios et Disney’s Animal Kingdom — ainsi que 2 parcs aquatiques, Typhoon Lagoon et Blizzard Beach.

Et autour, il y a tout un écosystème de parcs, notamment Universal Orlando, SeaWorld, Aquatica, Discovery Cove et Legoland Florida, situé à Winter Haven, donc pas exactement collé aux parcs Disney.

 

Après des nuits de recherches, de comparaisons, de “mais attends celui-là a l’air mieux”, puis “non mais celui-là les enfants vont adorer”, on a fait notre choix.

Premier parc : Disney’s Animal Kingdom.

Deuxième parc : Legoland Florida.

Animal Kingdom : le grand oui

Animal Kingdom, pour nous, c’est un immense oui.

Vraiment.

C’est un des plus beaux parcs que j’ai vus. Pas forcément celui auquel on pense en premier quand on dit “Disney”, parce qu’il n’y a pas le château iconique. Mais justement, c’est ce qui le rend différent.

Ici, à la place du château, il y a l’immense Tree of Life, cet arbre monumental qui devient le cœur visuel du parc. Tout autour, on est plongé dans un univers très nature, très animal, très immersif.

Ce n’est pas “juste” un parc d’attractions. C’est un décor à ciel ouvert.

On passe d’une zone à l’autre, avec des ambiances complètement différentes. Il y a de la végétation partout, des décors incroyables, des animaux, des attractions, des spectacles, des zones qui donnent vraiment l’impression de changer de monde.

Et avec des enfants, ça fonctionne très bien.

Parce qu’il y en a pour tous les âges : du safari, des attractions plus douces, des expériences immersives, des attractions plus impressionnantes, des coins où simplement regarder autour de soi suffit déjà à les émerveiller.

Le safari : une vraie bonne surprise

Un des moments forts du parc, c’est le safari.

On monte dans un véhicule ouvert, type 4×4, et on traverse une grande réserve avec des animaux. Girafes, zèbres, rhinocéros, oiseaux, parfois lions selon les moments.

Alors oui, évidemment, ce n’est pas un vrai safari en Afrique.

Mais pour un parc d’attractions, c’est très bien fait. Les enfants accrochent tout de suite. On cherche les animaux, on commente, on prend des photos floues parce que le véhicule bouge, on s’émerveille quand une girafe passe pas loin.

C’est simple, mais ça marche.

Et ça donne une respiration dans la journée, parce qu’on n’est pas seulement dans l’enchaînement de manèges.

Pandora : le moment où le parc devient vraiment spectaculaire

Mais là où Animal Kingdom nous a mis une vraie claque, c’est dans la zone Pandora – The World of Avatar.

Visuellement, c’est fou.

Les rochers suspendus, les plantes, les lumières, les détails partout… On entre dans un univers qui ne ressemble pas au reste du parc.

Et surtout, il y a Avatar Flight of Passage.

Je vais être très claire : je n’ai jamais vécu une expérience aussi incroyable dans un parc.

On monte sur une sorte de moto, on enfile les lunettes, et on a littéralement l’impression de s’envoler dans le monde d’Avatar. Le souffle, les mouvements, les sensations, les images, la musique… Tout est bluffant.

Ce n’est pas juste une attraction.

C’est une expérience.

Je comprends les gens qui ressortent avec les larmes aux yeux. J’en ai vu. Et honnêtement, je n’étais pas loin.

Il y a des attractions très fortes parce qu’elles vont vite. Celle-ci est forte parce qu’elle te transporte complètement.

Pour moi, rien que pour Avatar Flight of Passage, Animal Kingdom mérite la journée.

Animal Kingdom avec des enfants : ce qu’il faut vraiment savoir

Maintenant, soyons lucides : Animal Kingdom, c’est immense.

On marche beaucoup. Il fait chaud. Il y a du monde. On attend. On transpire. On négocie. On achète des trucs inutiles. On cherche de l’eau. On répète “on y va” quinze fois avant que tout le monde avance vraiment.

Mais malgré ça, ça vaut le coup.

Chaque attraction importante nous a donné le sentiment d’être dans quelque chose de vraiment travaillé. Les décors sont dingues, l’immersion est forte, et même quand on attend, on sent que Disney sait raconter une histoire.

Les pass coupe-file : pas forcément le miracle qu’on imagine

On avait pris des pass coupe-file, et je préfère prévenir : en famille, ce n’est pas toujours aussi rentable qu’on l’espère.

Déjà, il faut un pass par personne. Donc la note monte très vite.

Ensuite, les règles de réservation peuvent être contraignantes et changent régulièrement. Selon le système en place au moment où vous partez, vous ne pouvez pas forcément enchaîner toutes les attractions comme vous l’imaginez.

Mon conseil : regardez vraiment le fonctionnement à jour au moment de réserver, et ne partez pas du principe que “pass coupe-file = journée sans attente”.

Ce n’est pas aussi simple.

Le parc est non-fumeur

Tous les parcs Disney sont non-fumeurs à l’intérieur.

Donc si vous êtes fumeur, je n’ai qu’une chose à dire : courage.

Vraiment.

Louer une poussette peut sauver votre journée

Je sais, sur le papier, quand on a un enfant de 7 ou 10 ans, on se dit qu’il n’a plus besoin de poussette.

À Orlando, oubliez vos principes.

Nous, on avait un petit de 4 ans, une fille de 7 ans et un grand de 10 ans. Et on a loué une poussette simple et une poussette double.

Oui, oui. Et heureusement.

 

Parce qu’à un moment, les enfants sont KO technique. Même les grands. Ils marchent depuis des heures, il fait chaud, ils ont attendu, ils ont couru, ils ont eu des émotions, ils sont rincés.

La poussette sert pour les enfants, mais aussi pour les sacs, les vestes, les bouteilles, les souvenirs, les achats improbables qu’ils vous supplieront d’acheter.

Clairement, ça nous a aidés en fin de journée.

Donc mon avis est très simple : si vous hésitez, prenez la poussette.

Même pour les plus grands.

Personne ne vous jugera. Et si quelqu’un vous juge, il n’a probablement jamais fait Animal Kingdom en plein été avec des enfants.

Prenez de l’eau et de quoi manger

Autre point très important : prenez vos bouteilles d’eau et de quoi grignoter.

Dans une journée comme ça, on consomme énormément d’eau. Il fait chaud, on marche, on attend, les enfants réclament à boire toutes les dix minutes.

Et sur place, tout coûte cher.

Donc anticipez.

Bouteilles, gourdes, snacks, petits trucs faciles à sortir dans les files d’attente : ça peut vraiment sauver l’ambiance.

Legoland Florida : je ne le conseille pas, mais je ne le déconseille pas non plus

Deuxième parc de notre séjour : Legoland Florida.

Et là, mon avis est beaucoup plus nuancé.

Comment dire…

Je ne vous le conseille pas vraiment.

Mais je ne vous le déconseille pas non plus.

Voilà, c’est dit.

Legoland, ce n’est clairement pas Disney. Ce n’est pas aussi féérique, pas aussi spectaculaire, pas aussi moderne, pas aussi waouh.

En tant qu’adulte, j’ai trouvé le parc un peu vieillissant. Certains décors font moins rêver. L’ensemble est moins immersif. On sent qu’on n’est pas dans la même ligue.

Mais.

Et c’est un vrai mais.

Les enfants, eux, ont aimé.

Pourquoi ? Parce qu’on entre dans l’univers Lego grandeur nature. Et quand on a des enfants fans de Lego, de Ninjago, de constructions, de petits mondes en briques, ça fait son effet.

Ils reconnaissent des univers. Ils regardent les constructions. Ils ont envie de toucher, de monter, de refaire les attractions.

Et surtout : il n’y avait pas grand monde.

Ça, c’est le gros point fort.

Après Animal Kingdom et ses files d’attente, Legoland nous a donné une respiration. Les enfants pouvaient faire les attractions avec 10 minutes d’attente, parfois moins. Ils pouvaient les refaire. Ils avaient plus d’autonomie. C’était moins intense, moins spectaculaire, mais beaucoup plus simple.

Donc si je me place comme adulte passionnée de parcs : je ne suis pas tombée amoureuse.

Si je me place comme maman : les enfants ont passé une très bonne journée.

Et au fond, c’est aussi ça qui compte.

À savoir avant d’y aller

Legoland Florida n’est pas dans la même zone que les parcs Disney. Le parc est à Winter Haven, donc il faut prévoir de la route. Selon votre hôtel et la circulation, comptez environ une heure depuis la zone Disney.

Ce n’est pas un détail.

Après une journée de parc, une heure de route avec des enfants épuisés, ça se réfléchit.

Mon avis : si vos enfants sont fans de Lego, ça peut valoir le coup. Si ce n’est pas spécialement leur univers, je choisirais probablement un autre parc.

Notre hôtel : Walt Disney World Dolphin, très bonne surprise

Pour le logement, on a séjourné au Walt Disney World Dolphin.

Et franchement, très bonne surprise.

Déjà, visuellement, l’hôtel en impose. C’est grand, spectaculaire, très américain dans le bon sens du terme. Le Dolphin a une architecture très reconnaissable, avec sa grande tour pyramidale et ses statues de dauphins. Il est situé dans le secteur Disney, entre Epcot et Disney’s Hollywood Studios, avec des transports vers les parcs Disney.

Le hall est impressionnant, avec une fontaine centrale, de grands volumes, une ambiance resort qui met tout de suite dans le bain.

On avait des chambres communicantes, plutôt spacieuses, ce qui est très appréciable avec trois enfants. Et on avait vue sur le lac, avec un spectacle de fontaines le soir. Franchement, après une journée de parc, c’est exactement le genre de détail qui fait plaisir.

C’est un vrai resort, donc si vous restez plus longtemps, il y a de quoi profiter : piscines, restaurants, activités, espaces extérieurs, salle d’arcade.

De notre côté, on a surtout profité d’une soirée piscine après une journée éreintante. Et ça nous a fait un bien fou.

Les enfants étaient ravis. Nous aussi.

Côté budget, on l’a trouvé très correct par rapport aux offres des hôtels alentour. Orlando peut vite devenir délirant niveau prix, donc quand on trouve un hôtel bien placé, confortable, pratique et encore raisonnable, on ne fait pas trop les difficiles.

Mon avis : je le referais.

Est-ce que 3 jours à Orlando, c’est suffisant ?

Pour faire deux parcs, oui.

Pour “faire Orlando”, non.

Mais honnêtement, je trouve que 3 jours, c’est un bon format si vous couplez avec Miami.

Ça permet de vivre l’expérience Orlando sans transformer tout le voyage en marathon de parcs. Parce que les parcs, c’est magique, mais c’est épuisant.

On marche énormément. On attend. On dépense beaucoup. Les enfants sont surexcités. Les parents doivent gérer l’organisation, les horaires, les repas, les envies de chacun, les achats, la fatigue.

Donc 3 jours, 2 parcs, c’était très bien pour nous.

Un jour Animal Kingdom. Un jour Legoland. Un jour pour arriver, repartir, souffler un peu, profiter de l’hôtel.

Je n’aurais pas voulu enchaîner 4 ou 5 parcs d’affilée avec les enfants. À un moment, même la magie fatigue.

Si c’était à refaire

Je referais Animal Kingdom sans hésiter.

C’est le parc qui nous a le plus marqués, celui qui nous a vraiment donné le sentiment de vivre quelque chose de différent. Avatar Flight of Passage restera clairement dans nos grands souvenirs de voyage.

Pour Legoland, je suis plus partagée.

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