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Time’s Up, c’est le jeu qui transforme n’importe quel repas en soirée. On commence une partie « juste pour voir » — et deux heures plus tard tout le monde est encore autour de la table.
Comme Dobble, c’est un vrai jeu intergénérationnel. Grands-parents, ados, enfants — tout le monde joue, tout le monde contribue. Les petits connaissent des personnages que les grands ignorent, les grands rattrapent sur la culture générale. L’équilibre se fait naturellement, et c’est ce qui rend chaque partie imprévisible.
Trois manches, trois façons de faire deviner la même carte : avec des mots, avec un seul mot, puis en mimant. À chaque manche, le jeu change de nature. Et à chaque manche, ça monte d’un cran.
Une de mes filles est dyspraxique. Dobble est utilisé en séance de rééducation pour travailler la coordination oculaire. Ce n’est pas un hasard — le jeu sollicite l’œil de façon intense, oblige à scanner, comparer, identifier vite. Ce que les enfants vivent comme un jeu, les orthoptistes en ont fait un outil thérapeutique.
La mémoire, le vocabulaire, la capacité à reformuler, à synthétiser, à trouver le bon mot au bon moment. Les enfants qui jouent à Time’s Up régulièrement deviennent meilleurs à l’oral — et ils ne savent même pas pourquoi.
Il existe plusieurs versions selon les âges, ce qui est malin, c’est que chaque famille trouve sa version. Time’s Up Kids pour les plus petits, où les mots à faire deviner ne sont pas écrits mais représentés par des dessins.
La version classique à partir de 8-10 ans, et des éditions thématiques pour les ados et adultes. On peut même mélanger les cartes de différentes versions pour adapter la difficulté à la tablée du moment.
Je n’embarque pas toute la boîte. Je sélectionne un paquet de cartes, je les attache avec un élastique, et c’est parti. Ça tient dans un sac à main. Vacances, restaurant, longs trajets en voiture ou en train — Time’s Up est toujours là.
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